Nous étions en 2012

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SARRAS 18/07/2012.

Rendez-vous à 7 h 30 à Sarras pour une randonnée de 105 km et 1600 m de dénivelé sous la conduite de Michel M.
Après la vallée de la Cance nous réservant un peu de fraîcheur et survolée par deux montgolfières nous atteignons Annonay où le bistrot d'Elise est fermé. Nous attendrons donc Villevocance pour le petit noir du matin avant d'attaquer le col de la Charousse. Après 13 km de montée avec des pentes avoisinant parfois 10% nous atteignons le sommet proche de la limite Ardèche-Haute Loire. Là surprise ! Françoise et Maurice nous attendaient avec un petit souvenir du séjour à Métabief, l'anis de Pontarlier était bienvenu pour nous désaltérer car il commençait à faire chaud.
Après le casse-croûte nous reprenons la route à 14, Françoise ayant sorti son vélo, direction St Bonnet Le Froid qui, en ce jour, avec 30°, mériterait le nom de St Bonnet Le Chaud.
Avant d'atteindre Lalouvesc il faut encore avaler le col du Rouvey avant de se diriger vers Satilleu, Ardoix et Sarras. Une partie de parcours permettant une récupération active avec un petit air agréable dans les descentes.
Merci Michel pour cette belle randonnée.


ARCENS 18-20 JUIN 2012.

Lundi.
Un peu "flagadas" à l’arrivée avec tous ces virages, nous sommes ravigotés par l’accueil chaleureux et attentif de Solange et Georges. Pas plus tôt nos bagages posés, nous voici en selle, tous les onze.
Bizarre, on commence par descendre.
Aurions nous été trompés par le programme ?
Mais non ! c’est pour mieux monter mon enfant (pardon : mon vieux) !
On enchaîne : la vallée de l’Azette, Chanéac et son lavoir puis on attaque les choses sérieuses et un bel effort de toutes et tous nous permet d’atteindre le col de l’Ardéchoise à 1160 m d’altitude. Col peu connu des livres de géographie mais renommé chez les cyclos depuis 20 ans au moins.
Casse croûte au pied de la vierge, les regards fixés sur le panorama offert par le village de Borée, patrie de la famille de Clovis Cornillac. Village qui nous accueillera en terrasse pour le café face aux pierres dressées… au bulldozer.
Le groupe se scinde là en deux. Sous la conduite de Solange, chapelle et vierge noire pour ceux qui veulent implorer la généreuse madone de leur accorder un meilleur coup de pédale. Le groupe « rando mixte» (vélo et promenade à pied) fait dans l’ésotérisme au roc du Soutron, médusé par le chamane invoquant les ondes magnétiques. Il faut dire, avec les relais de téléphone qui se dressent sur les pics et les sucs du coin, des ondes, il n’en manque pas. C’est de faire le tri qui doit être compliqué.
Quant aux  "vélos-dépendants", ils sont sous la houlette de Michel S. qui a concocté une recette épicée : un grand tour du Meyzenc par l’ouest à plus de 1300m. Seule Nicole, qui a senti le piège, sous le prétexte que les nuages bourgeonnent, hésite. Col de Voillart à 1321m, inconnu au bataillon. Ici on dirait qu’il y a un col tous les 4 km. A Fay sur Lignon, on remplit les gourdes. Trop tard pour se retourner. Chanteloube, Chaudeyrolles… Là on s’arrêterait bien pour une omelette chez Jean Ledindon (le resto). Ce dernier installé sur sa terrasse nous parle du "Fin gras du Meyzenc" nourri pendant 6 mois avec "l’herbe du Meyzenc" et de la route qui descend jusqu’à Arcens. Le blagueur, il voulait peut-être que l’on prenne notre temps dans son estanco. Le plus dur nous tombe dessus sous la forme de pentes à 12, 13, 14, 15%. Ça monte et ça descend, et ça recommence, mais ça monte surtout. Bref, pas de plat au menu dans ce pays. Pour les vaches de Salers, le bonheur est dans le pré, elles se marrent en nous voyant trimer au milieu des genêts en fleur.
Maudit soit Michel S.
Nicole est allergique aux odeurs de genêts, Marc et Michel B. ont mal au dos. Enfin, on accède au Graal : "le col de la croix de Peccata" à 1564m.
Heureux de l’avoir fait, merci Michel S. !
En dessert : descente aux Estables, en Haute Loire. On remplit les bidons. Et dire que, d’après notre historien, les réclames du début du siècle dernier vantaient les propriétés radioactives de certaines eaux de source ardéchoises !
La récompense, on se la donne au pied du Mont Gerbier de Jonc (1411 m) sous la forme de tartes aux myrtilles. Heureusement, nous restons sobres, car il faut être des plus vigilants dans la descente fraîchement gravillonnée qui nous mène à St Martial. Finalement, on aura feinté les cumulo-nimbus qui se sont déversés derrière nous.
Au bout du bout des 91 km, de 1800 m de dénivelé et d’une douche bienvenue, c’est la soirée barbecue. Michel B., notre pizzaïolo, s’est bien débrouillé à la grillade. C’est vraiment un gars polyvalent, au point qu’arrivée au dessert, Nicole pensait qu’il avait fait "Sciences Po".

Mardi.
On redescend. Encore plus bas. Maurice lui, en convalescence, est resté "pieds au plancher", espérons qu’il pourra rapidement se joindre à nous dans les prochaines semaines.
Au Cheylard, on remonte dans la "vallée du bijou". Aucun mec ne s’arrête. Ils n’ont pas dû voir ce panneau ou entendre les explications de Solange sur l’origine de ce savoir faire local. Ils préfèrent le travail du fil pour tissus techniques. D’ailleurs du fil à retordre, il y en a qui nous attend avant d’atteindre le col de Mézilhac le long de la vallée de la Dorne. Un virage à l’endroit, un virage à l’envers, vent dans le dos, vent de face. Le paysage toujours aussi saisissant nous donne une excuse pour une pause. Les jonquilles et narcisses ont disparu, raiponces, arnicas et saxifrages tapissent les bas côtés, il y a vraiment de quoi faire des millions de bouquets champêtres.
En haut, une chape gris noir et quelques gouttes sur nos crânes dégarnis affolent l’équipe. Euréka ! Le resto des Cévennes nous ouvre grandes ses portes. Georges pourra rapporter les sandwiches comme il les avait montés. Même après un bon petit repas, tout le monde reste groupé dans la direction de Lachamp Raphaël, le plus haut village ardéchois à 1329 m.
Michel S., notre prof d’histoire-Géo, nous fait un cours devant un enchevêtrement de pics, de monts et autres sucs tel au premier plan, le suc de Sara ; il poursuit en pédalant, c’est quand même difficile de le suivre. Il raconte beaucoup et bien, mais il est le seul à ne pas être essoufflé. Nous, on pioche derrière pour continuer à l’écouter. Seul, Il Diabulo, dopé au quart rosé, nous fausse compagnie quelques instants, pas le temps de s’extasier devant les fermes aux toits de lauzes. On le retrouve pour le rite de la tarte aux myrtilles au Mt Gerbier de Jonc. C’est bien mérité et tout le monde a bien suivi.
Descente entrecoupée d’une "pause-exposé" par Solange qui fait exploser le débitmètre au sujet des eaux sombres du lac de St Martial alimenté par des résurgences sorties de l’ancien volcan.
Une journée bien remplie, après 71 km et quelques montagnes russes, un autre resto des Cévennes nous attend, c’est ce soir à Arcens. 


Mercredi.
La météo "A Nicole" nous annonce du mauvais temps. Il a beaucoup plus en fin de nuit. Le brouillard descend puis remonte (lui aussi). Changement constant sur les crêtes + fatigue accumulée les jours précédents. Alors on décide en cœur de rentrer sagement chez nous. Non sans avoir remercié nos hôtes , suiveurs et organisateurs : Solange et Georges.
Bravo enfin aux ardéchois qui avaient déjà nettoyé toutes les routes et leurs abords après le passage de 14000 cyclistes quelques jours avant.
Il nous reste tellement à découvrir dans ce coin d’Ardèche que nous ne tarderons pas à revenir.
Christian Lopez.


Randonnée dans le Vercors 14 Juin 2012.

Un jeudi matin 7h30 : tout le monde est à l’heure au rendez-vous. Même Norbert est surpris de ne pas arriver le premier sur le parking de St Nazaire.
C’est parti et ça commence déjà par une grimpette direction St Jean. La caravane publicitaire est là : surtout les artisans locaux avec leurs J7 et autres « partner » qui nous devancent, nous dépassent, nous klaxonnent ou nous suivent, impatients de nous envoyer une bonne bouffée de particules : ils sont à la bourre pour rejoindre leurs chantiers. Surtout les plombiers, allez savoir pourquoi ? Tous les six, on ne se sent même pas coupables de prendre notre pied en appuyant sur nos pédales à la fraîche malgré le soleil. Pas de vent. Bref, temps idéal.
Avec une pensée qui ne nous quittera pas de la journée pour ceux qui avaient envie de venir mais qui n’ont pas pu. Surtout pour Maurice qui devait porter la boisson «divine» mais a été retenu par un « coussinet » mal placé. Bon rétablissement et reviens vite avec Françoise.
800 m plus haut, souffle court et jambes en compote. Pas pour tous, tant les « Bébert » sont légers en montagne.
Nous voici dans le cadre somptueux du cirque de Combe Laval. Albert accueille les derniers avec son grand sourire bronzé et l’appareil à photo. C’est quand même autre chose de se dire qu’on y est arrivé en vélo. Donc, photos souvenirs incontournables.
Sublime, On ne se lasse pas d’admirer les à-pics et de tester notre résistance au vertige. Marc nous parle des truites du Chollet et Norbert des moines orthodoxes installés tout au Fond de Laval et qui aiment les pommes.
Il faut poursuivre, non sans que Max conseille de venir au restaurant du col de la Machine. Michel et Albert nous montrent la variante avec le col de l’Echarasson. Tout un poème ! Mais il faut en garder pour une autre fois avec les copains absents.
La forêt de Lente, malgré un petit vent du sud , c’est cool et ça roule.
On reprend la danseuse pour 9 km de plus en montée vers Fond d’Urle, nous avons droit aux encouragements d’une bande de jeunes sympathiques d’Anneyron, sortis d’un bus jaune du siècle dernier, pendant que 2 motards qui se voient sur un circuit, charment nos oreilles ; on touche au point culminant de notre circuit (1400m), une pause, les tire fesses sont en «hibernation» (un comble au printemps), les pistes sont bien vertes, enfin le col de La Chau. Albert attire notre attention sur la rando pédestre que l’on peut faire vers le Mémorial de la Résistance puis c’est la descente à fond sur les cocottes pour Vassieux. Il y a des routes dont on se félicite de les avoir prises dans le bon sens.
A Vassieux, pause méridienne, le resto le «Tétras-lyre» est recommandé par Albert (qui en connaît un rayon dans le Vercors), ce sera pour une autre fois.
Sur la place des martyrs, on apprécie la terrasse du snack « Aux plaisirs du Vercors », où l’on est accueilli de la façon la plus charmante. Le soleil n’est pas de trop, personne n’a réclamé le parasol.
Sans tarder on reprend ; vent dans le dos, on a escamoté le col de Proncel, un faux col en quelque sorte, pour faire passer la bière de midi.
Jour de marché à La Chapelle, les chalands plient boutique. Pas de raison de s’arrêter.
Descente jusqu’aux Baraques. Tiens ! La caravane est de retour, sans doute la reprise des affaires pour les travailleurs.
Saint Martin, Saint Julien… va-t-on passer tous les saints du calendrier ? Et non, pas de St Laurent ni de Ste Eulalie malgré les prières de Norbert. Au lieu de cela une nouvelle promesse d’Albert et Michel, la prochaine fois, au départ de St Gervais, on prendra par le col de Romeyère.
Une déviation nous fait prendre une route étroite et pentue, une découverte sympa. Encore une qu’on a pris dans le bon sens.
A La Baume de Rencurel on se croit arrivés tellement la route se met en pente douce. L’enrobé est génial mais le bas-côté un peu risqué. Une vingtaine de km plus bas nous y sommes et c’est encore tôt pour avoir un peu de temps pour aller faire les courses au «super» (oserais-je ?) …avec « bobonne ».
Quoi que : 96 km et 1800m de dénivelé « AUX PLAISIRS DU VERCORS», ça vous assoie un bonhomme devant un match de l’Euro et une bière… avec faux col.

Christian Lopez.




Reconnaisssance randonnée des Fontaines


Journée du 10 mai à Poncin

Randonnée du muguet à Marsanne 08/05/12

BUIS LES BARONNIES : 23-26 avril 2012

Depuis quelques semaines, me voilà libéré de toutes ces charges parfois fastidieuses que l’on rencontre dans une vie professionnelle. Finis les objectifs, les plannings, les mails, le téléphone, les comptes rendus… Je respire à pleins poumons les senteurs de vraie lavande, mon regard s’enivre du soleil de la Drôme provençale. Il ne peut se détacher de ces oliviers centenaires au tronc sculptural et au feuillage vert argent caressé par la brise. Que du bonheur !
Aucun mas, aucune chapelle, nulle maison de pierres, aucun de ces villages accrochés aux montagnes des Baronnies n’échappent à notre admiration. Et le Mont Ventoux à la calotte enneigée, on l’aura vu sous toutes ses coutures. Depuis le nord, le sud, l’est ou l’ouest, sous le soleil, dans le vent… Même noyé dans les nuages « bleus » et menaçants, il est là. Il fait le beau pour le plaisir des photographes, il sature les mémoires, il s’immisce dans toutes les conversations, raconte les exploits de tous, des champions aux plus modestes des « pédaleux » du dimanche, nourrit les ambitions les plus folles.
Seulement voilà, il y a cet affreux col de l’Homme Mort. Fourbu, affamé, frigorifié… allongé au milieu de toute l’équipe, j’attaque voracement le sandwich que Maurice a aimablement réchauffé dans son sac pendant la montée. C’est le moment que Nicole choisit pour demander à la cantonade : « Qui fait le compte rendu du séjour ? ». Déjà le mot « compte rendu », je le hais, je l’avais rayé à jamais de mon vocabulaire. Aucun de ces « olibrius» ne connaît mon parcours, ma personnalité, mes expressions à prendre au deuxième degré, ils ne comprendront pas et puis c’est ma première sortie Demi-Siècle … ils n’oseront pas.
Mais c’était sans compter sur Michel notre « G.O. » et sans Maurice notre scientifique intuitif, serviable et coquin qui sait lire dans les pensées. Déjà qu’il faut gérer les agendas des sorties, lire les mails et garder son mobile en éveil pour les incidents de parcours.
BADABOUM, ça tombe sur moi. Voilà pourquoi Michel et Maurice m’ont tiré sur la montée de Macuègnes, ils avaient quelque chose derrière la tête. Hélas, tout le monde est si sympa, chaleureux et solidaire que… bref je m’y colle.

Lundi, en piste pour le col de Fontaube. Au premier arrêt pour achat-sandwich, « Il faudrait nous compter » dit Pierre à Michel, « tu crois ? »… C’est bibi qu’on a déjà perdu et personne ne s’en est aperçu, j’étais distancé de 300 m quand je me suis rendu compte d’un manque : j’avais oublié mon casque pour l’avoir
« posé » pour la « pause » de départ. Trois km plus loin la jonction est faite. Ouf, je m’en sors bien. Premières photos de Nicole dans les lacets avec en fond notre majestueux compagnon de ces 3 jours. Casse-croûte au sommet. Il fait soleil, je ferais bien une prolongation les doigts de pieds en éventail. Que nenni on n’est pas là pour se prélasser.
Petit détour par Brantes commenté par notre guide Nicole.
En longeant le Toulourenc, les moins pressés sont surpris par la vue de 3 bouquetins qui buvaient un coup dans la rivière et courent en tous sens apeurés par les cyclistes. Ce n’était sans doute que des chamois mais… le débat n’est pas tranché.
Entre Ubac et Buc, les gorges creusées par cette rivière sont étroites et austères : sublime. Quand soudain au bout de l’effort, devant la puissance du donjon et la tour du château d’Aulan on se sent bien petits. Là, l’humble « venu » vient grossir le Toulourenc. Entourés de champs de lavandes, on gagne le col d’Aulan. Le plus dur est fait, mais la pluie va nous rafraîchir dans la descente. Ça sent l’écurie, certains se font plaisir, même pas calmés par la maréchaussée croisée dans le tunnel.
Balade en ville, sous les arcades et dans les ruelles pavées de Buis. Coup d’œil sur la cour intérieure du couvent des Dominicains, le portail de l’ancienne chapelle des Ursulines. Le jardin des senteurs est en hibernation, le jardinier est au boulot, faudra revenir cet été.
On se retrouve tous pour un barbecue de notre maître queux, Michel, qui, encouragé par tout un peuple de ramasseurs de brindilles se décide à faire du feu. La pluie s’est ensuite invitée. Fous rires garantis et ventres pleins bien que coincés comme des sardines à quinze dans un chalet pour six. Les forces sont régénérées.

Mardi, les costauds se font le tour du Ventoux. Point d’orgue : les gorges de la Nesque. 17 bornes de grimpette régulière et pittoresque. Juste un effort de plus dans les 2 derniers km avec 3 passages taillés dans le rocher et un belvédère en prime au sommet. Certain(e) que je ne citerai pas aurait dit qu’on peut faire les « gorges chaudes »… en été.
On se demande s’il y a un moyen plus agréable de découvrir cette route en corniche autrement qu’à vélo. A conseiller à tous nos amis cyclos. La descente vers Sault a été un peu perturbée par de la grêle. D’où le plaisir immense de s’asseoir à la table de « l’Atelier » alias l’hôtel restaurant le Signoret. Le groupetto moins courageux avait choisi le col d’Aulan à l’envers pour rallier Sault. Sur les routes bordées de tilleuls, notre train de sénateur nous a fait admirer Montbrun, son château en ruine et respirer ses vapeurs sulfureuses. Aurel, village en pierre qui domine les champs de lavande, à revoir fin juin-début juillet pour les couleurs et le parfum. Sault, point de ralliement des 2 groupes. Tout le monde a plaisir à se retrouver et conter ses impressions et mésaventures.
Dans le championnat d’Europe des crevaisons, demi finale : Ghislaine 1 Michel 1.
Tagliatelles, steak à cheval et ça repart. Au bout des 25 000 coups de pédale, les 117 km du tour du géant de Provence ont été avalés par les plus courageux. Pour les autres, 84 bornes c’est déjà beaucoup pour un 2ème jour. Bravo à toutes et tous.
Soirée dans le village où la demi-finale s’est poursuivie. Pas de chance pour les hispanisants le Barça est éliminé. De toute façon il n’y a que trois mecs bizarres qui font tache dans ce monde du cyclo parce qu’ils aiment le foot. On ne dira pas lesquels, mais j’en suis. Vous me direz qu’il y en a qui trouvent des excuses à Contador, alors…
Il n’empêche que j’ai des goûts éclectiques, parce que j’aime aussi la musique. En rentrant plus tard qu’eux, mes coturnes qui devaient connaître mes goûts avaient préparé mon accueil, j’ai eu le bonheur d’assister à un concert : concerto pour ronflette et orchestre. Je devais être bien fatigué pour m’être endormi quand même. Demain je les envoie à Montbrun pour y respirer les vapeurs d’eau sulfureuse.

Mercredi matin, un pauvre hère passe à 7 h devant notre chalet. « Alors Michel tu as pris ton petit déj ? ».
« Que nenni, j’ai bien trois femmes dans mon chalet mais elles ne font rien, si ce n’est qu’elles ne font que causer. »
Le premier objectif, le col de Perty (1303 m) est abandonné, il est bien enneigé. Ce sera une virée de 87 km par le col de Mévouillon et retour par le plateau d’Albion. Avant cela, on aura eu le plaisir de voir comment s’écrit « Macuègne ». Mais il a fallu gravir les 1068 m. L’orthographe ça se gagne aussi à la force des mollets et de la banane achetée à Séderon, accompagnés par le vent des fous et par le bruit assourdissant et incessant des mirages de la base d’Orange. Dire que Françoise n’a rien entendu ! Mais elle a bien senti le vent.
Le col de l’Homme Mort (1213 m) c’est juste à côté, après, comme qui dirait « un faux plat » de 2 km. En réalité, 4 km avec un passage à 7% et vent de face. Nul n’est infaillible.
Le spectacle du Mont Ventoux et du plateau d’Albion mérite une belle photo avec le concours d’un couple sympathique.
Descente sur voie large et belles courbes. Un chamois en pleine course nous tirait la bourre, à moins que ce ne soit la peur. Spectacle inoubliable, émotion garantie.
Pendant qu’il commentait l’emplacement des silos à ogives sur le célèbre plateau, Michel aurait pu connaître le pire, il s’en sort bien : un trou et paf ! crevaisons à l’avant et à l’arrière. 
Au concours crevaisons : Michel 3 Ghislaine 1. D’après Ghis, ce serait une conséquence du « Mystère de la chambre JAUNE ». C’est à ce moment-là que l’on est heureux de se trouver dans un groupe bien équipé et solidaire. Pour la prochaine fois, à retenir : pour les chambres à air, c’est notre expert Michel S. qui en a toujours 4 dans son sac avec sa casquette, qu’il a d’ailleurs passée à Norbert. Pour la clé de 8 c’est Nicole. Et pour le four à pizzas et les pizzas : il se dit que Marc doit nous passer une date.
Ni la descente de 14 km ni même le rustique café de Ferrassières ne nous ont réchauffés, ce dernier était fermé. Heureusement à Montbrun nous avons pu prendre un café double et au chaud. Du coup la suite du retour a été avalée sans coup férir. Même Françoise ne s’est pas arrêtée au sommet de Fontaube… en fait, elle sait pertinemment que le groupe repart quand le dernier arrive, alors pourquoi s’arrêter ?

A l’arrivée, tout le monde est super content de ces trois jours. Norbert veut finir le rosé. On trinque donc une dernière fois à la santé de Michel et de sa complice Ghislaine. Il nous a organisé un super séjour pour un budget sans concurrence, quatre circuits magnifiques, la beauté des sites s’est gagnée dans la douleur pour quelques uns (c’est le côté maso du cyclotouriste) ; chaque jour, le repos bien mérité par tous s’est déroulé dans un cadre exceptionnel, avec des chalets sur mesure et confortables. Un personnel et une direction de la Fontaine d’Annibal attentionnés.
Je ne sais pas vous mais j’y retournerais bien une de ces prochaines années, pourquoi pas en juin ?
Et enfin, merci aux Christiane, Françoise, Ghislaine, Nicole, Marc, Maurice, Max, Michel(s), Norbert, Pierre de m’avoir accueilli si chaleureusement dans le petit monde des cyclotouristes du Demi-Siècle et de m’avoir aidé dans les moments difficiles… Je reviendrai.

Christian

Randonnée découverte du 12 avril

Saint Etienne 4 mars 2012

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